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 I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen

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■ messages : 339 ■ monnaie : 242
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■ célébrité : Freddie Stroma

MessageSujet: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Mer 28 Mai - 16:04

Sixteen & Brynjar



« The colors don't move and the lights don't fade»


La lumière du soleil sur l’oreiller voisin, cherchant vainement à atteindre son visage. Pas de chance Soleil, pas ce matin ! Brynjar s’était enroulé dans un drap, les couvertures étaient devenues trop chaudes à supporter. Dehors, les gens passaient. En tendant l’oreille, on pouvait aisément entendre la vieille Madame Carpenter habitant à l’angle de la rue, cancaner savoureusement sur le dos de tout le quartier avec tout un chacun. Il y avait le bruit des moteurs, celui des chiens qu’on promène au lever du jour mais aussi des odeurs ! Des effluves de café, que plusieurs personnes trimballaient avec eux au boulot. Et puis, une autre senteur. Vive, forte, dérangeante. Bryn se redressa brusquement dans son lit et bondit en dehors de celui-ci, le drap s’enroulant autour de ses mollets et filant avec lui jusqu’au salon.

- J’ai voulu te faire une surprise, papa !

Elle trônait, dans son pyjama rose et noir, devant la cuisinière. Sa spatule à la main, elle avait voulu faire cuire des œufs à son père en guise de petit-déjeuner. À en juger par l’odeur puissante qui se dégageait de la poêle, mieux valait ne pas goûter à ça ! Bryn s’empressa de régler cette affaire, jetant le repas largement brûlé à la poubelle et se retournant vers Lia. Elle se tortillait les mains, gênée d’avoir raté son opération. L’homme s’approcha et s’accroupit pour être à sa hauteur, il lui ébouriffa les cheveux d’un geste paternel et reprit sur un ton plus sérieux :

- Je t’ai déjà dit de ne pas jouer avec le feu, Lia ! C’est très dangereux et je n’ai pas envie que tu te blesses, d’accord ? Allez ... je vais nous faire des pancakes !

Elle redressa le menton, soudainement ravie. Brynjar réalisa qu’il était toujours en caleçon et alla passer un t-shirt et un jeans avant de commencer à préparer le repas. Lia était affairée à regarder Bob l’Éponge tout en chantonnant un air de Disney. Les pancakes grésillaient quand on sonna à la porte. La totale, ce matin, ils avaient décidé de lui faire la misère ! Quand Bryn ouvrit, il découvrit une casquette rouge, un uniforme strict, un papier tendu vers lui. Une voix monotone lui demanda :

- Je suis bien chez Mademoiselle Azrael ?

Brynjar poussa un profond soupir et expliqua au livreur, sur un ton qui laissait clairement comprendre que ce petit manège ne l’amusait pas, qu’elle habitait la porte à côté. S’en retournant à ses pancakes, il ne fallut qu’une minute de plus pour qu’on sonne à nouveau. Cette fois, Bryn allait péter un câble ! Ouvrant la porte à la volée, il s’apprêtait à se mettre à hurler quand le livreur lui planta une boîte dans les mains et lui tendit un papier :

- Ce colis est pour votre voisine, vous acceptez de le prendre ?

Une signature. Un adieu. Le livreur était reparti, Brynjar avait claqué la porte d’un grand coup de pied, jetant le colis de Sixteen sur le canapé. Lia, intriguée, observa la boîte sous tous les angles. L’énorme logo qui siégeait sur le carton ne laissait aucun doute quant au site internet sur lequel ce truc avait été commandé ! Probablement des chaussures ou un sac, au vu du bruit que cela produisait quand on le secouait. Car Lia ne se gêna pas pour le soulever, le balancer précautionneusement de droite à gauche. Pour elle, c’était comme les cadeaux de Noël ! Le jeu était de découvrir ce qu’il y avait dedans. Son père se fit un malin plaisir d’expliquer à sa fille que leur chère voisine avait sans doute encore acheté des bêtises. Et puis, dix minutes plus tard, ils entendirent la voix de Sixteen devant la porte, passant pour regagner la sienne. Bryn s’élança, pieds nus et cheveux en bataille, pour aller frapper chez la jeune femme. À peine eut-elle ouvert la porte que déjà, il lui tendait son bien.

- La prochaine fois que tu me prends pour ton concierge, je te fais me payer un salaire !

Il ne put s’empêcher d’esquisser un sourire.




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MessageSujet: Re: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Mer 28 Mai - 16:52

Nobody will tame me
Brynjar feat Sixteen

Je m’étais levée tôt pour le coup, j’avais promis à mon grand  frère  Brayan de l’aider avec sa fille ! Hier soir, ça avait été assez  drôle de l’entendre complétement perdu au téléphone avec sa petite qui lui demandait absolument des stresses pour aller dormir. Sa copine depuis le lycée était à l’hôpital pour la sécurité de cette dernière et du futur bébé  à naitre. Enora était une petite  de dix ans qui savait exactement ce qu’elle voulait au dire de mon père c’était le portrait craché de sa tante .. Elle allait donc en faire voir de toutes les couleurs à ses parents, quoi que moi j’avais toujours été gentille, évitant de trop répondre, chose que ma petite Nora ne savait pas encore faire.  Enfin, j’avais décidé que cette semaine j’allais l’aider le temps que la mère de ma belle-sœur arrive chez mon frère pour l’aider. Je n’allais pas pouvoir faire pendant un mois  des allers-retours entre la maison de mon frère et mon appartement, ma nièce étant allergique au poil de chien, je n’avais pas la possibilité de prendre Bagheera avec moi et cela me coûtait énormément de laisser ma boule de poil seule. Je marchais donc  dans la rue avec la petite qui laissait son regard  saliver devant la boulangerie. «   Tu veux des bonbons ? »  Je la regardais souriant avant même de savoir sa réponse, j’étais déjà en train de m’apprêter à rentrer à l’intérieur, connaissant déjà la réponse.  J’adorais les bonbons, j’étais une gourmande par nature et quel enfant n’aimait pas les dragibus par exemple ? Je  laissais la petite  choisir ce qu’elle désirait alors, que je regardais rapidement mon téléphone pour voir  qui m’avait appelé.  Mon éditeur.  J’allais devoir aller le voir pour voir pour la couverture de mon livre, j’avais légèrement prit du retard avec toutes les histoires de ma famille, mais  bizarrement même si je rêvais d’être lancé sur le marché de la littérature pour enfant, je ne voulais plus abandonner ma famille. «   Voilà »  Je sentais cette petite main s’emparer de la mienne dans un élan de joie avec dans la seconde main des bonbons.  Elle me tendait le paquet pour que j’en prenne quelques un avant de nous remettre en route pour la garderie.

J’avais déposé ma nièce à la garderie alors que je me retrouvais dans ma rue, je regardais le monde s’y tenant.  Un mercredi matin, la vie était tranquille dans  ce quartier.  Le loueur de mon appartement avait été  étonné de voir une jeune femme tel que moi venir prendre place dans ce petit quartier assez familial, mais l’endroit me plaisait et  vivre entouré de famille me convenait assez.  J’arrivais devant chez moi,  quand mon téléphone sonna, j’attrapais ce dernier avec énormément de difficulté, mon sac étant remplie de mes vêtements et sous-vêtements de la veille.  Téléphone en main, je répondais en voyant le numéro de ma meilleure amie,  je parlais brièvement avec elle avant d’entrer chez moi.  Je refermais la porte en déposant mes affaires  sur le canapé tout en allant prendre mon staff dans mes bras qui me faisait la fête. J’embrassais ce dernier avant de lui mettre à manger à fin de pouvoir le sortir un peu plus tard tout en faisant mon jogging.  J’arquais un sourcil en  entendant frapper à ma porte, j’allais pour ouvrir et je tombais nez à nez avec mon cher voisin, qui m’avait tout l’air d’être de  bonne humeur pour changer.  Je regardais  le jeune homme alors que mine de rien je restais légèrement bloquée sur sa tenue, mais  je secouais la tête pour reprendre mes esprits.  Je le regardais me tendre cette boite en carton avec mon nom dessus.  Je soufflais le  laissant s’égosiller seul.  «   Non,  je me disais que cette journée était un rêve, mais en fin de compte  je cauchemarde ? »  Je prenais le carton  assez brutalement des mains de Brynjar avec un petit sourire ironique qui venait de se peindre sur mon visage. «  Qui oserais te payer pour être son concierge ? Tu n’es pas capable de viser une poubelle avec un sac en plastique, je n’imagine pas le reste !  Au pire, qui t’as forcé à signer pour avoir le colis ? »  Je le regardais en laissant un petit sourire moqueur se dresser sur mon visage,  je finissais par voir ma chienne se frayer un chemin jusqu’à son tapis de bienvenue, je grimaçais essayant de ne pas rire. Apparemment, je n’étais pas la seule qu’il agaçait ce matin...  


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Tu sais, quand on est jeune on a l’impression que tout est la fin du monde mais ce n’est pas vrai. Non, tout commence. Il se peut que tu tombes sur quelques autres gars comme ça, mais un jour tu vas en rencontrer un qui va te traiter de la façon dont tu mérites de l’être, tu seras pour lui le centre de l’univers.
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MessageSujet: Re: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Dim 1 Juin - 10:33

Sixteen & Brynjar



« The colors don't move and the lights don't fade»


Le colis contre elle, le regard de Bryn fixé sur elle. Les yeux de Sixteen aussi, sourcils légèrement froncés face au ton du jeune home. Elle l’accueille dignement, comme la lionne estropiée par la lame du chasseur le remercierait d’un coup de croc dans le mollet. Le blond haussa les épaules face au commentaire de la belle, l’air de s’en ficher. Les cauchemars sont les rêves les plus amusants après tout car les plus fous. Dans un geste brusque, elle lui prit la boîte en question. Brynjar l’observa s’en emparer, constant que cela l’amusait beaucoup au vu du sourire narquois qui naissait sur son beau visage. Et tandis qu’elle le charriait, il poussa un soupir d’exaspération.

- En tous cas, je serais toujours meilleur concierge que toi ! T’es même pas fichue d’être là quand le colis que t’as commandé arrive ...

Il venait de croiser les bras sur le torse, l’air mauvais. La seconde partie de la réplique de Sixteen lui avait donné envie de se montrer plus méchant encore ! Voilà qu’il voulait rendre service, par pure bonté d’âme, et le remerciement était loin d’être à la hauteur de l’attention. Le blond secoua la tête de gauche à droite, incrédule.

- Un merci, ça fonctionne aussi pour les gens avec un peu d’éducation ...

Une seconde frimousse vint se frayer un chemin jusqu’au seuil de la porte. Brynjar baissa les yeux, observant la boule de poil. Le jeune homme n’était pas forcément fan des chiens ! Surtout pas quand ceux-ci le réveillaient parce qu’ils avaient faim et donc, aboyaient abondamment. D’autant plus que, ayant déjà peu de répit avec Lia, un animal de compagnie serait du suicide ! Malheureusement, le chien de sa chère voisine jouait les intrus. Bryn lui fit un geste dédaigneux de la main pour le chasser mais déjà, une petite tête déboulait et s’emparait du chien. Lia, encore en pyjama, venait de débarquer à son tour. Elle salua Sixteen, qu’elle connaissait assez bien à présent, et commença à jouer avec l’animal.

- Tu as fini de manger, Lia ?

Elle acquiesça, continuant à caresser la bête tandis que son père relevait les yeux sur Sixteen. Elle paraissait différente. Il est vrai que d’habitude, elle ne rentrait pas à cette heure et surtout, elle s’occupait bien plus de son chien. Il devait se passer quelque chose dans sa vie qui perturbait ses habitudes, quelque chose d’un peu préoccupant à en juger par la mine fatiguée de Six. Brynjar ne put s’empêcher de lui demander, faisant mine de s’en ficher :

- Au fait ... quelque chose ne va pas en ce moment ? Non je dis ça parce que ton chien est encore plus infernal que d’habitude et que tu parais plus exténuée que jamais ...

Le blond ne pouvait pas lui laisser penser qu’il s’inquiétait pour elle ! Alors, il trouvait toujours le moyen de remettre la faute sur autre chose. Ici, le fait que son chien n’apprécie pas ces changements dans leur train-train quotidien. Quoi qu’il en soit, Bryn était curieux ... peut-être un peu trop d’ailleurs, après tout, Sixteen n’avait aucun compte à lui rendre ...





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MessageSujet: Re: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Dim 1 Juin - 17:16

Nobody will tame me
Brynjar feat Sixteen


Mon regard était de plus en plus dur alors qu’il s’était agrippé à celui du jeune homme. J’avais tellement autre chose à penser qu’à me prendre la tête avec pour le coup, après tout ma belle-sœur était à l’hôpital et n’allait pas forcément bien. Connaissant mon frère, il ne m’avait dit que la moitié des choses pour pas que je m’inquiète, j’étais une assez mauvaise menteuse et je n’arrivais pas à cacher mes émotions. Un peu trop émotive. J’étais donc un peu sur les nerfs avant même que mon cher voisin de daigne venir me voir pour me donner ce colis ! Je me munissais de ce dernier assez violemment il faut l’avouer. Mon regard lu rapidement l’étiquette dessus m’informant du destinataire de ce colis. Je savais donc exactement ce que contenait ce dernier, mais l’envie de répondre à Bryn était plus forte. Un petit rictus au coin des lèvres et mon regard se mit à fixer le plafond le temps de quelques secondes. « Meilleur concierge, je veux bien te donner ce petit plaisir, j’ai une vie, je ne reste pas enfermée chez moi désolée ! Au pire, il ne m’aurait pas trouvé et ne t’aurait pas trouvé chez toi, il aurait fini par le laisser à la poste en me laissant le récupérer là-bas ! »

Je déposais l’une de mes mains sur ma hanche en le regardant avec ce petit sourire de fierté qui avait pris possession de mes lèvres. Je ne sais pas réellement ce qu’attendait le beau blond pour le coup à ce petit geste d’aide diront nous, mais il n’allait pas avoir un merci, vu qu’il avait eu le besoin primitif de me hurler dessus. Au final, j’avais raison dans sa petite tête il n’attendait que ce simple petit mot : merci. Je levais les yeux au ciel avant d rire de bon cœur. « La bonne blague ! Tu es venu dire bonjour une fois ma porte ouverte où tu es venu m’agresser ? Alors, l’éducation, mise à part celle que tu donnes à lia on va repasser ! Encore je suis sûre que lia ce n’est pas grâce à toi, mais juste grâce à elle, elle est maligne ! On va sans doute éviter ! » Mon regard se déposait rapidement et surtout discrètement sur le corps du jeune homme. J’avais souvent les malheureux mots d’Alys dans ma tête quand je le regardais. ‘Il te fait craquer.’ Oui, il était beau, mais niveau intelligence on allait pouvoir repasser pour le coup

Mon chien venait de passer la porte, cette petite boule de poile avait sans doute tentée d’être discrète, vu qu’à son habitude elle aurait aboyé avec grand plaisir sur Bryn. A croire qu’elle savait parfaitement qu’il ne l’aimait pas. Il avait une dent contre ma Bagheera, pourtant c’était un gentil animal dont raffolait la petite Lia. J’observais Lia qui venait de sortir de chez elle, un petit sourire naquit sur mes lèvres en admirant la petite fille. J’adorais cette petite, je ne savais pas forcément si cela était réellement réciproque, même si au final ça se voyait. Enfin, ça restait une enfant qui était forcément toujours en train de tester les limites des grands, il fallait savoir le prendre du bon côté. Je finissais par sourire un peu plus en voyant Bryn voulant voir partir ma chienne alors que Lia s’était mise en tête de porter la boule de poil qui allait encore grandir d’ici peu. Je regardais Bryn parler à sa fille, en tout cas, je ne pouvais pas rechigner sur le fait qu’il était un bon papa et j’étais sûre que je ne serais jamais capable de l’attaquer sur ce point vu à quel point la petite était merveilleuse. Le taquiner comme quelques minutes auparavant étaient possibles vu qu’il savait toujours quoi répondre au final. « Lia approche par-là, la puce ! » Je la regardais continuant de caresser le chien alors que j’avais l’intention de lui rendre ce jolis petit colis. Je finissais par entendre Bryn reprendre.

Je repensais inévitablement à ma belle-sœur et à ma famille en général. Je ne savais pas si pour le coup j’étais censée lui dire la vérité ou bien lui rire au nez. Au pire, il allait peut être me proposer mon horrible chienne qui l’énervait au plus haut point à ses dires ? Je souriais en le regardant, depuis que j’avais ouvert ma porte c’était le premier sourire non forcé que je laissais découvrir au jeune homme. « J’ai beaucoup de chose à gérer... je suis désolée Bagheera ne supporte pas la solitude... et ça risque de durer un moment sans doute. » Je ne pouvais pas emmener ma chienne chez mon frère au risque de le voir gonfler, alors, je faisais des allers et retour le plus possible. Puis, il fallait le dire je m’inquiétais beaucoup sur les dires de mon frère à propos de sa femme. « Enfin, c’est juste que je fais des aller et retour maison, hôpital et école. » Je baissais la tête alors que Lia était venue vers moi avec Bagheera qui la suivait en essayant d’attraper ses chaussons à tête de dora. Je souriais en voyant cela avant de lui tendre le paquet. « Au fait, j’aimerais bien que tu l’ouvres pour moi » Je souriais doucement en voyant les yeux de la petite s’émerveillée comme si je venais de lui annoncer l’arrivée du père noël.
 


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MessageSujet: Re: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Lun 2 Juin - 18:00

Sixteen & Brynjar



« The colors don't move and the lights don't fade»


Agacé, Bryn fronça les sourcils. Il faisait souvent ça, face à Six. Il fallait avouer que la plupart du temps, leurs conversations se déroulaient selon le même schéma : pas de salutation, disputes, discussion à peu près civilisée et retour à la dispute avant de partir sans un au revoir. Ces deux-là étaient incorrigibles. Tandis que le regard de la demoiselle s’évadait vers le plafond, preuve de son agacement, le blond haussait les épaules. Il l’entendit répliquer, comme d’habitude, à sa remarque. Ils auraient pu être joueurs de ping-pong, à se renvoyer la balle comme ils le faisaient ! Ils auraient été les meilleurs joueurs du Texas réunis ! Leur façon de s’envoyer les répliques à la figure, c’était juste épique.

- Ah oui, Madame a une vie ... qu’elle passe à se balader tellement son existence est remplie ! Y a des gens qui bossent vraiment et qui doivent en plus, tenir une maison. D’autres ont de la chance, ils ont juste à faire mumuse avec deux crayons pour s’en sortir ...

Brynjar secoua le menton. Ils n’étaient pas prêts d’en finir ! On pouvait même compter les rounds à ce rythme. D’ailleurs, sa remarque sur la bonne éducation fit à nouveau exploser le Vésuve. Tout Pompéi venait de se retourner dans sa tombe ... ou plutôt sous son magma rocheux ... ou quelque chose du genre. Le blond se contenta juste de nier en secouant la tête.

- Lia reprend l’intelligence de son père !

Il esquissa un sourire malicieux. Sa fille se glissa auprès du chien, elle l’aimait cette boule de poil ! C’est un peu un trait commun à tous les enfants, ils semblent attirés par les animaux comme les abeilles par le miel. Jusqu’à ce qu’ils se fassent mordre ou qu’ils soient allergiques aux poils ou mieux : qu’ils grandissent. Bryn laissa Lia jouer et n’objecta pas quand Sixteen appela la fillette qui gambada dans sa direction. Le jeune homme ne la laissait, d’ordinaire, pas sortir en pyjama. Il faisait tout pour être le papa idéal et que sa fille vive une vie sereine. Il lui instaurait parfois des règles contraignantes, ce n’était pas faux ! Mais à trop laisser de liberté, l’anarchie s’installe. Brynjar préférait être un papa légèrement sévère qu’un papa laxiste, délaissant sa fille.

Désolée ? Sixteen venait de s’excuser ? Bryn haussa les sourcils et eut presque envie de vérifier que dehors, ce n’était pas le déluge ! Sa voisine qui s’excusait auprès de lui, comme quoi ... tout peut arriver dans ce monde ! Malheureusement, la suite lui plaisait nettement moins. Ça allait durer un moment ? Le blond venait déjà de lever un doigt et de le poser sur les lèvres, penseur. Brynjar se demandait ce qui pouvait retenir Sixteen loin de chez elle ... ça semblait sérieux, vu son air préoccupé. La vérité lui tomba dessus telle une bombe. Le simple fait d’entendre hôpital le fit baisser les yeux, gêné d’être venu empiéter dans sa vie privée alors qu’il n’avait rien à y faire. Bryn avait perdu trop de gens autour de lui pour ne pas pouvoir comprendre qu’on ne rigole pas avec ces choses-là.

- Je ... je savais pas. C’est rien pour Bagheera ! Si tu veux, on pourra passer avec Lia, de temps en temps. Il sera moins seul comme ça et il arrêtera de pleurer ... puis si t’as besoin de quoi que ce soit ...

Il venait de porter les doigts à la nuque, se caressant la peau comme il le faisait quand il était particulièrement gêné. Et merde, parfois, il devrait apprendre à la fermer. Et voilà que Six encourageait Lia à ouvrir le paquet ... bizarrement, Bryn sentait que tout ça allait finir par lui retomber sur la tronche. Et en effet, plus le papier se déchirait entre les mains impatientes de la fillette, plus le jeune homme regrettait ses amères paroles envers la jolie brune. Six venait de l’avoir en beauté ! Ennemi KO, échec et mat.

- Fallait pas c’est ... super gentil ... merci pour elle ...

Bryn ne savait plus trop quoi dire, heureusement, Lia lui sauva la mise ! Elle se projeta sur Sixteen, tout sourire et toute enthousiaste. Elle l’occuperait assez longtemps pour qu’il reprenne contenance et qu’il sache comment se débarrasser de la gêne et de la culpabilité qui l’avaient envahi ...






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MessageSujet: Re: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Lun 2 Juin - 21:45

Nobody will tame me
Brynjar feat Sixteen


C’était une bataille que menait chacun de nous , on voulait sans doute dresser l’autre, mais Bryn était tombé sur la mauvaise voisine ou la mauvaise fille. Me taire ? J’avais appris à ne pas le faire et encore moins devant un homme qui qu’il soit. Il aurait pu être le président qu’il aurait eu droit à mes phrases piquante ,impossible pour moi de lui donner raison, quelques fois je pourrais reconnaitre que moi Sixteen j’avais totalement tort et que lui avait raison, mais c’était comme accepter la défaite et ça c’était inconcevable. Je n’étais pas là et il avait d’en faire un drame , voulait-il que je reste chez moi cloitrée oubliant mes obligations ? Même si il avait l’air de croire que ma vie était plus facile que la tienne. J’avais l’impression de voir un homme jaloux face à moi, jaloux de ne pas avoir ma chance ? Mais en quoi c’était une chance de devoir lutter pour obtenir ce qu’on désirait ? On avait chacun nos galères, mais monsieur avait l’air de vouloir jouer au petit malheureux. Alors, il avait beau avoir du répondant, je puiserais toujours au plus profond de moi pour avoir de quoi lui répondre. Je soufflais avant de laisser un petit sourire se faufiler sur mes lèvres alors que mon regard venait se plonger dans le sien le temps d’une seconde histoire de ne pas être déstabilisée. « Je fais mumuse ? Je ne m’amuse pas, c’est un travail , monsieur ! Je n’ai pas qu’un seul travail moi pour m’en sortir, je lutte tout le temps et je ne me plains pas ! Oui, je profite de la vie, car malheureusement je sais qu’on a qu’une seule vie, tu devrais être au courant au vu de ton travail, sauf si tu es un mec sans cœur et je commence à me dire que cela et le plus plausible pour expliquer tout ça ! » Disais-je avec une certaine pointe de colère, j’avouais volontiers que pour le coup il m’avait tout de même énervé.

Amusée par cette réponse à peine vantarde du jeune blond, je finissais par passer ma main dans mes longs cheveux brun, alors que je secouais la tête juste confuse de cette réponse. Je louchais doucement sur ces chevilles ! Il avait réellement un problème pour le coup, il se pensait sérieusement intelligent ? Pour le coup, moi-même je ne l’étais pas, car on aurait d’ores et déjà fini par lâcher l’autre si on était intelligent ou alors on était simplement maso, il fallait croire. Il savait me mettre en colère , j’espérais y arriver, mais bizarrement j’avais toujours cette petite satisfaction à voir cette veine sur son visage frémir à chacune de mes paroles. « L’intelligence de son père ? Ton cerveau doit perdre beaucoup de matière grises à chaque fois que tu t’efforces de me répondre ! Lia est intelligente c’ est indéniable, mais je suis prête à parier n’importe quoi si on pouvait prouver que ce n’était pas grâce à toi ! » Je souriais laissant mon regard glisser avec amusement dans le sien, je le défiais quelques temps du regard avant de me perdre dans le bleu de ses yeux.

Je venais de radoucir le ton que j’avais pu laisser apparaître par la faute de ce cher Brynjar, mais c’était inévitable que je sois douce et aimante avec cette petite puce. Je n’avais jamais pu concevoir le fait que certaine personne puisse être méchante à l’égard d’un enfant. Ils étaient innocents, j’avais déjà vu des parents gifler violemment leurs enfant et ce genre de geste je ne le comprenais pas. Pourtant, j’avais eu des punitions comme tout enfant, mais au final mes parents avait réussis à ne pas trop lever la main sur nous, sauf quand apparemment on poussait le bouchon un peu trop loin. Enfin bref. Je disais rien , je n’avais pas d’enfant à moi. Heureusement ? Peut-être pas, j’avais toujours rêvé d’avoir une grossesses tôt, mais pas avec le premier venu, mais nos plans d’enfants ne peuvent malheureusement pas toujours être réalisable quand on en a envie. Je laissais donc la petite venir à moi, lui laissant le temps d’emmener ma chère petite boule de poil venir à elle pour l’emmener avec elle.

Je ne réalisais pas que je m’étais calmée d’un coup. Le fait qu’il me demande ce qu’il se passait , m’avait sans doute déstabilisée, ou alors c’était le fait que cela touchait ma famille et que l’angoisse de perdre un nouveau membre de ma famille , me donnait la chair de poule. La mort de ma mère avait simplement réalisé un miracle en moi, cette petite chose qui me poussait à être proche des miens, des personnes que j’avais prise pour acquise et que je n’avais pas forcément essayé d’aimer à leurs juste valeur. J’avais toujours eu du mal dans ma famille, me sentant pas à ma place, mais ma mère sage comme elle l’était avait fini par comprendre ce mal être que je portais depuis toujours et avait tout réglé avec quelques mots sur un papier. Elle me manquait, je n’avais pas assez profitait d’elle. J’avais était jeune et idiote au point d’oublier que la mort était une chose qui n’était pas impossible, je pensais que cela pouvait arriver aux autres comme cela avec touché Kenzie et Clary, mais non. Ça avait fini par me toucher moi et je n’étais pas fière d’avoir été cette petite fille , adolescente et adulte distante des siens des personnes que personne ne pourra remplacer à présent. Je devais cesser d’y penser, j’avais assez donné de ma personne à Bryn avec ce désolée qui avait échappé à mon intention à l’égard du jeune homme. « Je ne voudrais pas te rajouter du boulot en plus de Lia et tout ce que tu as à faire, il faut bien que Bagheera s’habitue, je passerais le plus souvent entre le travail au café .. Puis je pensais que mercredi , je pourrais prendre Lia chez-moi si tu travaillais ? Ma nièce sera là ,ça leur fera de la compagnie pour elles deux. » Mon ton était doux, comme si je parlais à un ami, pourtant c’était tout bonnement Bryn, mais au fond être méchante avec lui était plus un petit challenge qu’il me lançait en venant me répondre. Une habitude qu’on avait pris au final, mais je ne pouvais pas nier qu’il avait été là quand l’eau débordait de mon évier ou autre petite chose que j’étais incapable de régler par moi-même.

J’avais finis par me concentrer uniquement sur Lia, cette dernière ouvrait avec hâte le paquet qu’elle détenait entre ses mains frêles. Un sourire venait s’imposer sur mes lèvres, je la voyais heureuse de savoir que ce qui se cachait dans cette peu jolie boite était pour elle. La petite fille le cadeau en main finissait par venir se blottir dans mes bras, mes mains se déposaient dans son échine avec douceur alors que mes pouces caressaient avec gentillesse la petite fille. Je sentais ses lèvres se déposer sur ma joue laissant une petite sensation d’humidité sur cette dernière, je la serrais un peu plus fort ce qu’elle finissait par faire elle aussi. Elle me glissa un merci au creux de l’oreille, je lui adressais un clin d’œil alors que notre petit moment de complicité finissait par ce conclure, je me relevais déposant mon regard sur Bryn, j’avoue que le voir mal et assez gêné me faisait me sentir coupable, mais aussi heureuse de lui donner une leçon pour le coup. « De rien c’est avec plaisir ! » La petite fille adorait dessiner et lui offrir le nécessaire pour mettre à l’œuvre son talent et son imagination était plaisant pour moi.

 


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MessageSujet: Re: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Sam 7 Juin - 17:00

Sixteen & Brynjar



« The colors don't move and the lights don't fade»


À l’instar des gladiateurs dans l’arène, ces deux-là se renvoyaient la balle. C’était un peu à celui qui frappe le plus près de là où ça fait mal. Brynjar aimait bien ennuyer sa voisine et elle le lui rendait bien ! Et bien que leurs critiques semblent sincères, le trois quart de ce qu’ils s’envoyaient à la figure était principalement destiné à irriter l’autre. Pas de véritable arrière-pensée négative derrière cet échange étrange de politesses. Les yeux de Six tombèrent sur les siens et elle soutint son regard pour lui expliquer qu’elle devait accumuler deux jobs et qu’elle le soupçonnait d’être un sans-cœur. Le blond haussa les épaules, lassé de cette prise de bec qui prenait des airs de règlement de cour du bac à sable.

- Oué c’est ça ...

Façon puérile de mettre fin au débat et de se débarrasser de toute répartie. Bryn n’avait pas non plus envie de passer la matinée à débattre sur qui gagne plus, qui est le plus courageux et le plus à plaindre. Forcément, ils avaient des vies assez chaotiques tous les deux alors s’ils faisaient le compte, ils en ressortiraient tout aussi paumés mais encore plus démoralisés ! Quand ils en vinrent à parler de Lia, Brynjar se fit plus pensif et répondit à la remarque de Sixteen en lançant simplement :

- Ça doit venir de sa mère alors ...

Sa réplique le fit plonger dans des réflexions. Au final, il ne connaissait pas bien la mère de Lia. Ils étaient adolescents à l’époque et Brynjar, accaparé par son sport de haut niveau et sa mentalité d’ado, n’avait pas vraiment pris la peine de la connaître. Elle était belle, déterminée, assez semblable à lui mentalement. Voilà tout ce qu’il avait pris en compte quand ils s’étaient retrouvés en couple. Parfois, Bryn se demandait comment il saurait ce que Lia reprenait de sa mère s’il ne connaissait même pas la personne en question. Et puis, il réalisait que peu importait ! Sa fille était comme elle était, avec ses propres qualités et ses propres défauts. Qu’importe, il l’aimerait quoi qu’il en soit.

Heureusement, la lutte verbale s’adoucit et devint une conversation civilisée au bout d’un moment. Brynjar s’intéressa un peu plus à la situation actuelle de Six et en apprenant ses déboires, tenta de se montrer plus avenant, moins chieur. Le résultat fut plutôt positif car la jeune femme lui proposait déjà de prendre Lia, le mercredi à venir. Le blond fonça les sourcils, réfléchissant un moment à ce qu’ils avaient de prévu. Normalement, la petite n’avait rien ! Et lui, forcément, il travaillerait. Donc l’offre de Six devenait très intéressante. Il l’accepta avec grand plaisir.

- Je suis sûr que ça lui ferait vraiment plaisir ! Elle t’aime bien ...

Il réalisa qu’il venait de dire ça à haute voix et se racla la gorge automatiquement, légèrement gêné. La petite l’aimait bien, c’était un fait mais Bryn préférait ne pas trop mettre ça en avant. Il n’avait aucune envie de coincer Sixteen dans une situation bizarre où il deviendrait le voisin chiant qui délègue sa fille au premier problème. La scène de cadeau ne fit que renforcer le jeune homme dans l’optique que Lia appréciait Six tout en lui confirmant que l’inverse était tout aussi vrai. Au moins, sa voisine appréciait la gamine et ça ne serait pas une corvée pour elle que de la tenir un peu ! C’était déjà une bonne chose. L’ambulancier observa sa fille s’éloigner après un bisou sur la joue de Six, retournant vivre ses folles aventures imaginaires. Il finit par sourire, incapable de s’en empêcher quand sa fille était dans le coin.

- Si tu veux, je dois avoir une boîte de Ferrero à la maison, ça te dit qu’on l’ouvre ?

N’attendant pas vraiment le consentement de Sixteen, se doutant qu’après une grosse journée, elle aurait envie d’une douceur, Bryn s’élança vers la rue. Dans son élan, il ne remarqua pas le bruit mécanique dans son dos. Il ne fit pas non plus attention à l’engin qui tanguait dangereusement. Le blond ne se retourna qu’en entendant un bruit puissant, crachotement d’un moteur. Ses jambes heurtèrent le capot, son dos fouetta le pare-brise et il roula sur le toit du véhicule avant de s’écraser sur le trottoir. Gisant au beau milieu de la rue, il observa son sang couler de son front durant une seconde puis, ce fut le noir total.



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MessageSujet: Re: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Dim 8 Juin - 19:00

Nobody will tame me
Brynjar feat Sixteen


Au fond, je désirais troubler et blesser Bryn, mais forcément j’aurais fini par me sentir coupable en rentrant chez moi une fois la tête reposé loin de sa voix venant me caser le moral qui était pour une fois d’ors et déjà au plus bas. J’avais beau afficher le sourire de tous les jours sur mon visage, je savais que le cœur n’y était pas, j’avais du mal à ne pas m’inquiéter pour les miens, j’avais déjà auparavant manqué à mes devoirs de sœurs ou de fille et cela était une époque révolue. Enfin, bizarrement ma fierté était toujours bel et bien présente pour répondre aux attaques du jeune homme. Pourquoi le laisser mener la bataille ou le laisser gagner ? Non, puis c’était devenu un amusement dont je raffolais ! Il avait le répondant et ce mordant que d’autre n’avait pas, puis au final, on avait beau se pourrir à bloc , je savais qu’il ne fermerait pas sa porte si j’avais besoin d’aide tout comme je laisserais la mienne ouverte. L’envie de reprendre la parole était réellement présente, mais à quoi bon après tout ? Je n’allais pas tourner en rond avec Brynjar alors que j’avais un tas de chose à faire encore. C’était une lutte épuisante pour le coup, mais un autre jour on continuera à débattre sur lequel des deux est le plus à plaindre. Alors qu’en fin de compte lui comme moi ne désirons pas être plaint !

Je le regardais, il m’avait attaqué sur le point de la famille dirons nous , il faut dire que mon éducation, mon caractère je le devais à mes parents ,alors quand on me critiquait sur ce point-là, je pouvais relativement devenir méchante. Mais, je n’avais pas besoin de l’être, la force des mots pour lui faire comprendre certaines choses seraient tout aussi parfaite, je ne voulais pas que Lia m’en veule et je la comprendrais dans le fond. « Je n’en sais rien, mais ce qui est sûr c’est que Lia est intelligente et qu’elle est capable de se reprendre par elle-même ! » Elle avait beau être une enfant, elle faisait des bêtises comme tous les enfants, mais certains avaient un certain sens des choses et parvenaient à faire des raisonnements dignes des adultes voir plus intelligent ! J’aurais pu essayer d’enchainer Bryn, en le laissant se prendre de nouvelle remarque de ma part, mais pour le coup, on avait plus fini par nous diriger vers Lia, alors j’étais devenue assez douce.

Pendant environs deux mois j’allais devenir une tata encore plus présente que je ne l’étais déjà. Je savais qu’enfant ce n’était pas forcément amusant de rester seul avec une grande personne, malgré que j’aime jouer avec mes neveux et nièces, de temps à autre la compagnie d’un autre enfant était grandement apprécié. Lia n’était pas du tout l’une de ses enfants embêtantes, ce n’était pas la première fois que je la garderais sauf que là , ce n’était pas après une demande de Bryn, mais bel et bien l’une de mes propositions. La discussion avait totalement changé , des personnes éduquées étaient en train d’échanger quelques paroles. Ce n’était pas rare, mais presque. J’étais ravie de ce petit changement de comportement, car pour le coup la joute verbale n’aurait pas pu tenir aussi longtemps qu’à la coutume, j’aurais dû déclarer forfait pour cause de fatigue et de manque de temps. Un sourire venait capturer mes lèvres avec douceur alors que mon regard venait avec douceur se déposer dans celui du jeune homme. Je ne pouvais pas nier savoir que la petite m’appréciait me plaisait assez pour le coup, j’aimais énormément cette petite, mais elle n’était pourtant qu’une petite voisine avec qui je m’entendais à merveille. Je savais pourquoi j’avais choisi d’écrire pour les enfants, car leur monde me faisait rêver, remplie de couleur qu’une fois adulte nous ne pouvions plus voir et nous avions beaucoup plus de mal à profiter des instants de la vie important nous laissant simplement bercer par quelques mots : argent, travail, fatigue et remord. Notre monde était gris et le leurs était digne d’un pays remplie de licorne. « Sache que je l’aime énormément ta fille ! » Je souriais en lâchant ces quelques mots alors que mes dents venaient coincer avec délicatesse ma lèvre inférieure. Je passais ma main dans mes cheveux lâchant du regard Bryn, alors que ma main passait dans mes cheveux je soufflais doucement essayant de relâcher cette pression que je sentais sur mes épaules depuis que j’aidais mon frère. En parler , me faisait du bien, mais en ce moment mise à part ma nièce et Bagheera je n’avais pas eu la chance de croiser grand monde. J’aurais pu parler à mon frère, mais du coup lui casser un peu plus le moral et ça c’était hors de question.

Je relâchais la petite fille, la laissant rentrer chez elle en passant derrière son père, alors que je regardais Bagheera rapidement qui était en train de s’amuser à monter sur le canapé chose totalement interdite dont elle s’en contre fichait une fois seule ! Je regardais Bryn qui me proposait de manger des Ferrero ? Je restais assez ébahit pour le coup, mais je n’allais pas me plaindre, peut être refusé. J’essayais de réfléchir alors que je pouvais d’ors et déjà voir Bryn s’éloigner de moi sans même avoir mon aval pour manger du chocolat ensemble. Je le voyais donc traverser activement, alors qu’en une seconde ce qui venait de se produire me laissa stoïque. Je ne savais pas combien de minute, de seconde j’avais mis à courir en direction du jeune homme. Je n’avais qu’un seul réflexe en traversant pour le rejoindre guetter la voiture qui venait d’être l’auteur de ce drame qui était encore en train de se dérouler sous mes yeux. Plus aucune trace. Je m’agenouillais à ses côtés, j’étais tremblante comme si Bryn était une personne importante à mes yeux. Mon téléphone en main , le numéro des urgences composé et ma voix énonçant le problème alors que je paniquais encore oubliant mon adresse en cherchant la rue ! Je finissais par trouver. Mon gilet finissait par quitter mon corps pour que je puisse le poser sur la blessure au front de Bryn , je venais de déposer sa tête sur mes genoux la coinçant convenablement ! Les premiers secours étaient finalement assez utiles. Je commençais à penser à Lia …

Une bonne heure après.


Je tenais dans mes bras Lia, qui avait fini par s’assoupir, nous attentions simplement le droit d’entrer dans la chambre de son père pour que la petite fille puisse le voir et enfin voir qu’il allait assez bien malgré tout ce qui venait de se passer. Les sirènes, les cris et la précipitation des pompiers pour le soigner. Une fois les pompiers présents, j’avais fini par rejoindre la petite fille pour l’habiller, en lui expliquant correctement les choses pour ne pas plus la paniquer. Je la sentais dans un sommeil agitée sans doute pensait elle à son père. La fatigue avait envie de me ronger, alors je fermais les yeux un instant malgré le bruit incessant de l’hôpital. Les yeux fermaient je revoyais cette scène que j’avais vu se dérouler sous mes yeux sans même pouvoir la stopper. « La famille de Hjàlmarsson» Je me levais en gardant la petite dans mes bras en répondant un oui franc au médecin, je n’avais pas le choix si je voulais voir Bryn de me faire passer pour une personne proche de lui .. Ce que j’avais prétendu être était totalement l’opposé de notre relation ! Je rentrais dans la chambre avec Lia qui était encore endormie alors que Bryn était réveillé.
 


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MessageSujet: Re: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Sam 14 Juin - 15:32

Sixteen & Brynjar



« The colors don't move and the lights don't fade»


Le blackout. Le trou noir. Cette impression de ne se souvenir de rien, d’avoir perdu la mémoire l’espace de quelques heures. Et puis la faim, très puissante. Brynjar entrouvrit les yeux, péniblement. Foutu bip continu qui résonnait dans ses oreilles. Bizarre, la sonnerie du réveille-matin lui semblait différente des autres jours. Le tissu des draps aussi, plus fin, moins doux. Et un vêtement sur son torse, Brynjar fronça les sourcils. Il dormait torse nu, juste en caleçon. Étrange. Enfin, l’odeur. Cette senteur dérangeante, puissante, qui vous saisit aux tripes. Ce mélange nauséabond de médicaments, de bile et de crèmes en tous genres. Merde ! Il était à l’hôpital ...

Une infirmière entra, elle jeta un regard vers lui. Quand elle croisa son regard, elle faillit faire un infarctus. Sans doute s’attendait-elle à croiser des paupières fermées mais non, deux yeux bien ouverts la fixaient, inquiets et désillusionnés. La femme s’approcha et expliqua la situation à Brynjar, adoptant ce ton dégradant que l’on utilise pour parler aux idiots, aux vieux ou aux gamins. Le blond fronça à nouveau les sourcils. Qu’est-ce qu’il en avait à foutre de ce qu’on lui avait donné comme médicaments et de combien de temps il devrait rester ici ! D’autres priorités lui apparaissaient bien plus évidentes, il attrapa le bras de l’infirmière alors qu’elle se relevait pour partir.

- Où est ma fille ? Où est Lia ?

Elle lui adressa un sourire rassurant, un peu gêné aussi, puis le rassura. Lia était dans la salle d’attente avec sa maman. Sa maman ? Brynjar écarquilla les yeux et secoua la tête. Il avait dû méchamment se cogner la tête pour entendre quelque chose comme ça ! Portant les doigts au visage, il ne rencontra aucune balafre. Ouf. Les grosses cicatrices en plein milieu du visage, ça faisait classe sur Tyrion Lannister, mais Bryn s’en passerait volontiers. Ses phalanges rencontrèrent un pansement serré à l’arrière de son crâne. Il grimaça de douleur en appuyant légèrement, réflexe stupide mais humain quand on découvre une zone nouvelle de son propre corps. Des pas dans le couloir lui rappelèrent que Lia et quelqu’un approchait.

La silhouette de Sixteen se dessina dans l’embrasure de la porte. Le regard du jeune homme s’attarda sur elle un long moment. Elle avait dû prendre Lia en charge, s’occuper d’elle et la rassurer pendant qu’il était inconscient. Ça n’avait pas dû être facile. La gamine était terrorisée à l’idée de perdre son père, logique quand on pensait que sans lui, elle serait complètement seule ou presque. L’homme fit signe à la jeune femme de venir s’asseoir sur le lit à ses côtés, s’écartant pour lui laisser une place à ses côtés. Brynjar laissa lentement retomber sa tête contre le coussin. Il se rappelait, maintenant. Leur discussion, le chien, le proche de Six à l’hôpital, les Ferrero Rochers. Il poussa un long soupir.

- Pas de chocolat alors ... je suppose ...

Il esquissa un sourire, découvrant avec effroi que quand il étirait ses lèvres en un mince sourire, une douleur fulgurante le tiraillait dans la tête. Pas cool. Brynjar observa Lia, endormie. Elle avait dû passer une sale fin de journée, la laisser se reposer un petit peu ne pouvait être que bénéfique. Et puis, ça lui permettrait de remercier Sixteen sans témoins oculaires de la scène. Après tout, même s’il lui devait une fière chandelle sur ce coup, hors de question de baisser les armes.

- Merci Sixteen. Pour elle, surtout.

Brynjar désigna la petite du menton, Lia n’était pas le genre de petite fille qui pouvait encaisser les coups durs. Il avait toujours pris soin de la protéger de tout, peut-être un peu trop même. Résultat, elle n’était pas taillée dans la pierre et son petit cœur fragile prenait des coups de fléaux à chaque fois qu’un malheur lui tombait sur le coin de la tête. Il allait probablement devoir parler aux policiers de toute cette histoire après tout, la voiture avait roulé sur le trottoir ! Probablement encore un gars ivre au volant ... pour changer.

- Si t’es fatiguée, tu peux rentrer ! Je sais que tu passes déjà pas mal de temps à l’hôpital ces jours-ci et je voudrais pas te déranger plus que je ne l’ai déjà fait ...

Il lui lança un regard gêné et amusé en même temps. Bryn avait malgré tout envie qu’elle reste ... bizarrement.



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MessageSujet: Re: I will stay with you tonight, holding you close till the morning light || Sixteen   Lun 16 Juin - 17:59

Nobody will tame me
Brynjar feat Sixteen


Comment ne pas angoisser à l’idée que cette petite fille se retrouve seul ? J’avais fini par le faire quand l’ambulance c’était éloignée de moi , alors que Lia était en sécurité loin de cette cohue qui avait lieu dehors autour de son père. J’avais comme vécu l’un des pires jours de ma vie, pourtant Bryn n’était que ce voisin envahissant qui avait le don de m’énerver avec simple sourire en coin. J’étais revenue comme à la mort de ma mère, j’avais peur, peut être que c’était de savoir que j’allais devoir expliquer tout ça à Lia sans trop la bouleverser . J’avais peur de lui faire du mal pour rien, pourtant, j’étais bien forcée de lui expliquer les choses pour ne pas qu’elle me demande pourquoi je l’emmenais à l’hôpital ? Sans doute. J’avais pris mon courage en main, donnant le moins de détail possible et sans rien promettre, c’était l’erreur de beaucoup de monde de dire que tout allait bien. Ma mère me l’avait promis et au final elle croupissait sous terre depuis quelques mois à présent.

On avait attendu à l’hôpital que Brynjar se réveille, tandis que j’avais occupé de mon mieux la petite ainsi que prit soin de la bercer pour qu’elle ne se sente pas mal. Heureusement, qu’elle me connaissait, sinon je ne savais pas qui l’aurait emmené. Après tout je ne savais pas grand-chose de la vie de Bryn, comme ci il avait une petite amie ou de la famille présente en ville. Je savais qu’une fille était passée par là, mais que Lia ne donnait aucune qualité à cette fille. Enfin, c’était des discussions de filles qui n’auraient sans doute jamais dû avoir lieu entre elle et moi. La vie de Bryn ne me regardait pas tout comme la sienne ne me regardait pas non plus. Lia avait fini par céder à Morphée , me laissant un peu de répit pour me reposer les yeux le temps quelques instant jusqu’à ce que ce médecin appel la famille de Lia et Bryn.

Allait savoir pourquoi maintenant, je me retrouvais à marcher entant que petite copine de Bryn en direction de sa chambre. Je voulais m’assurer qu’il aille bien et surtout permettre à Lia tout comme à lui de se voir. Elle n’aurait sans doute pas osé s’y rendre seule dans cette chambre d’hôpital qui était plutôt un endroit stérile et trop angoissant pour une enfant. En même temps, nous n’étions pas en pédiatrie où les enfants avaient un millier de couleur pour les combler lors de leurs passages dans ce bâtiment. Je pouvais à présent apercevoir rapidement Bryn alors que Lia ne se préoccupait pas de ce qui se passait vu qu’elle dormait encore dans mes bras. Je finissais par m’avancer la boule au ventre en découvrant le visage du jeune homme qui laissait paraître son état général sur ses traits fatigués. Je m’étais installée sur le lit qui était peu confortable, mais il fallait faire avec. Je regardais Bryn qui réussit à m’arracher un sourire en laissant mon regard se déposer sur le plafond de cette chambre. La dernière fois que j’avais ris ? C’était sans doute ce matin avec ma nièce et cela faisait un bien fou, même si j’avais plutôt envie d’étrangler Bryn de s’être fait renverser, même si ce n’était pas sa faute, voire pas du tout. « Dis-le que tu ne voulais pas partager en vrai ! » Je prenais un air faussement choquée, j’essayais surtout de dédramatiser cette situation qui aurait pu l’être, malheureusement.

Je regardais avec tendresse la petite fille encore endormie dans mes bras. Elle avait l’air bien, gigotant de temps autre , rien de très inquiétant, sinon je l’aurais réveillé pour ne pas la laisser dans un mauvais rêve. Mon intention s’écarta de la petite fille quand la voix fatiguée du jeune homme venu caresser mon oreille. Un petit sourire venu se dessiner sur mes lèvres, alors que je déposais mon regard sur lui. « C’est avec plaisir d’être là pour elle ! » Je ne revenais pas sur son merci, je le ferais sans doute à la prochaine querelle de voisinage qui se déroulera entre nous deux, pour le faire enrager un peu plus. Mais, pour l’instant j’allais surtout attendre qu’il aille mieux. Ma main était déposée sur le bras de la petite alors qu’elle commençait à déposer quelques caresses dessus, je regardais autour de moi tentant de me dire que tout allait bien à présent. A vrai dire , j’avais tenu le coup juste pour Lia, je n’aurais pas eu les épaules sans elle pour tenir la cadence, j’aurais cédé à la facilité de me foutre dans mon lit et de ne plus en bouger. Je le faisais toujours ,sauf quand ma famille était mis en jeu ou des personnes à qui je tenais. Je secouais la tête en regardant ébahit Brynjar. Il pensait vraiment me déranger ? Et encore pouvoir se débarrasser de moi ainsi ? Non. « Ça va, ne t’en fait pas ! Puis, je ne vais pas te laisser seul ici avec la petite ! Ce soir toi tu dors ici et Lia chez moi … » J’esquissais un petit sourire alors que je reprenais avec douceur. « Enfin, si cela te va. »

 


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