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 (#294) Edmund & Sarah | Who do you think you are ?

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MessageSujet: (#294) Edmund & Sarah | Who do you think you are ?   Dim 15 Juin - 18:23

Who do you think you are ?

Edmund & Sarah
A force de la lire, Sarah connaissait par cœur la lettre que son fiancé avait écrite un an plus tôt. Elle aurait pu réciter chaque mot, chaque phrase de cette minuscule lettre d’au revoir, la réécrire en copiant son écriture. Combien de fois l’avait-elle lu ? Cent fois ? Deux cents ? Un millier ? Elle avait arrêté de compter. Est-ce qu’il reviendrait un jour ? Pourquoi était-il parti ? Elle s’était posé la question encore et encore, cherchant le moindre indice dans sa mémoire, n’arrivant qu’à trouver une seule raison : il avait quelqu’un d’autre dans sa vie. Peut-être l’avait-il rencontrée à son travail, peut-être que c’était une secrétaire, comme ça arrivait si souvent dans les films qu’elle regardait, sans doute était-elle plus belle que Sarah, peut-être qu’elle était moins perturbée, ce qui rendait les choses bien plus simples. Elle s’imaginait parfois son visage, à cette femme qui lui aurait volé son amour, parfois blonde, parfois rousse, le visage fin et les yeux clairs, un rire à faire craquer n’importe quel homme et à agacer n’importe quelle femme, les vêtements suggérant sa ligne parfaite et sa poitrine si bien formée. Elle s’imaginait comment ils étaient tombés amoureux, comme pour s’enfoncer un peu plus le couteau qu’elle avait en plein cœur. Elle aurait préféré savoir, qu’il soit honnête avec elle en lui disant qu’il ne l’aimait plus, qu’il avait trouvé mieux qu’elle. Elle aurait hurlé, elle l’aurait sans doute giflé un millier de fois tant elle aurait eu mal, elle lui aurait jeté sa bague au visage quitte à le blesser un peu plus, puis elle serait partie et aurait pu reprendre sa vie en l’oubliant petit à petit.

L’incertitude était pire que se sentir trahie. Elle ne savait pas réellement ce qui l’avait poussé à fuir si peu de temps avant leur mariage, ce qui le retenait, elle ne savait même pas s’il allait revenir un jour. Elle portait toujours sa bague au doigt, se prétendant toujours fiancée alors que c’était faux. Son frère lui répétait qu’elle ne devait plus l’attendre à présent, c’était fini, et l’année passée sans lui en était la preuve, il était parti, fin de l’histoire. Elle n’arrivait pas à y croire. Elle passait ses soirées à pleurer dans sa chambre pleine de souvenirs de leur vie à deux, cette chambre remplie de photos, certains vêtements portant encore son odeur. Elle n’en pouvait plus de l’attendre. Couchée sur son lit, l’éternelle lettre à la main, les larmes coulant sur ses joues, elle finit par se lasser. Elle se leva d’une traite, soudain énervée, et se jeta sur les seules affaires qu’avait laissées Edmund. C’en était trop cette fois. Elle prit chacune d’elle et les jeta à la poubelle, prête à tout oublier. Après ses affaires, ce fut au tour des photos. Elle les détacha de chacun des cadres et les jeta à leur tour à la poubelle, prenant également la lettre qu’elle déposa délicatement sur le dessus. C’était le dernier signe qu’elle avait de lui. Elle était fin prête. Elle pouvait passer à autre chose. Ce type n’était qu’un salaud qui s’était joué d’elle, c’était terminé depuis longtemps déjà.

Elle ferma le sac poubelle et, avant de sortir, aspergea la pièce de son propre parfum afin d’effacer la moindre trace de son passage. Puis, les larmes toujours aux yeux, elle attrapa son téléphone et appela une dernière fois son fiancé, pour l’entendre une dernière fois lui dire qu’il n’était pas disponible, qu’il rappellerait plus tard, ce qu’il n’avait jamais fait. Elle raccrocha et effaça son numéro de ses contacts, dernier geste pour se débarrasser de son passé. Il fallait qu’elle soit forte. Elle sortit de la pièce, essuyant ses larmes, et se dirigea dans le salon lorsqu’on sonna à la porte. Elle n’était pas d’humeur. Elle s’avança néanmoins pour ouvrir, et tomba nez à nez avec Edmund. Le Edmund qu’elle venait d’effacer de sa vie. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Pourquoi maintenant ? Cherchait-il à la blesser un peu plus ? Voulait-il qu’elle sombre à tout jamais à cause de lui ? Elle crût presque à une illusion suite au choc au début, et dût cligner des yeux pour se persuader qu’il était bel et bien là, en chair et en os. Elle resta muette devant celui qui lui avait tellement brisé le cœur, chamboulée.


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MessageSujet: Re: (#294) Edmund & Sarah | Who do you think you are ?   Jeu 19 Juin - 14:51

I MISS YOU ...

Edmund & Sarah
Un an. Une année entière. 365 jours. Je les ai compté un par un, priant le ciel pour avoir enfin une bonne nouvelle pour pouvoir retourner près des miens. Il a fallu que j’attende 371 jours plus précisément. C’est lorsque j’ai commencé à perdre tout espoir que le médecin est entré dans ma chambre, un rayonnant sourire aux lèvres, pour m’annoncer que j’étais guéri. Guéri. J’avais réussi, j’avais vaincu la maladie, je n’avais plus aucune cellule cancéreuse au sein de mon organisme. Le médecin s’est assis, a d’abord regardé sa feuille avant de m’annoncer que j’aurais quelques médicaments à prendre par-ci par-là avant que mon état se stabilise. Je n’avais plus écouté aucun mot de ce qu’il avait dit après les quelques mots « Tu vas pouvoir rentrer chez toi. »  371 jours que je n’avais plus vu personne. Mes parents passaient me voir de temps à autre, ma sœur aussi. Mais c’est tout. Ils étaient les seuls au courant, je ne voulais que personne d’autre le sache. Je refusais de voir de la pitié dans le regard des gens à mon égard. On m’a toujours reproché ma fierté surdimensionnée, c’est dans ma nature et j’avais beau faire des efforts, j’avais du mal à passer outre. 371 jours. 371 lettres toutes adressées à la seule et même personne : Sarah. MA Sarah. Il ne passait pas un jour, une heure, une minute, une seconde sans que mes pensées ne soient tournées vers elle. Qu’est-elle devenue ? Que fait-elle ? Pense-t-elle à moi ? M’aime-t-elle toujours ? M’attendait-elle toujours ? Cela m’arrivait souvent, de repenser à tout ce que l’on a vécu, ces moments inoubliables, ces promesses non tenues... J’ai dû partir sans lui donner aucune explication. Elle ne méritait tellement pas ça... Mais c’était pour la protéger, la meilleure solution à mes yeux. Je ne me voyais pas du tout lui dire que j’avais un cancer, que j’avais très peu de chances de survivre et qu’elle allait me perdre pour toujours. Je refusais de la rendre triste. Le jour où j’ai posé un genou à terre pour la demander en mariage, je m’étais juré de ne plus jamais la faire pleurer. Et pourtant... J’imagine très bien qu’elle a dû énormément souffrir de mon départ, que ses yeux ont dû insupporter toutes les larmes qui ont coulé. Mais avais-je réellement le choix ? Je préférais qu’elle souffre de mon départ plutôt que de ma mort. Laisser une lettre comme seul au revoir,  c’est vraiment être un lâche. Mais je manquais de courage, il m’a été impossible de la regarder dans les yeux pour lui dire que je partais, que je l’abandonnais. La vérité, c’est que je mourrais de peur à l’idée de ne plus jamais la revoir. Ce n’était pas le choc de la maladie qui me faisait réellement mal, ni la solitude ou les traitements que je devais subir. Non, c’était son absence. Ce manque constant, ce vide qui s’était installé en moi ...

Mais tout ceci est à présent fini. Je suis enfin de retour dans ma ville, j’ai retrouvé mes parents, ma sœur, le nouveau chaton, ça m’a fait un bien de fou de les revoir. Mon vide intérieur commençait à se remplir petit à petit. Mon vol venait à peine d’atterrir, les valises encore dans le coffre de la voiture de ma sœur, c’est devant la maison de Sarah que je lui ai demandé de me déposer. Devant sa porte, j’ai été incapable de taper. Les mains tremblantes comme un adolescent qui venait chercher la fille qu’il aimait pour l’emmener au bal du lycée, il m’était impossible de faire le moindre geste. Et si elle n’était pas là ? Si elle avait déménagé ? Et si .... Et si elle m’avait remplacée ? Elle est tellement belle... Elle a sans doute trouvé un nouveau fiancé, un nouveau mari peut-être. Comment allais-je réagir si c’était lui qui m’ouvrait la porte ? Je me suis torturé l’esprit plus d’une heure avant de me décider enfin à agir. Après tout qu’est-ce que je risquais ? Qu’elle me referme la porte au nez ? Qu’elle me hurle dessus ? Qu’elle me frappe ? Je méritais bien tout ça, après tout. La porte finit enfin par s’ouvrir et dés que je l’aperçois, un sourire étire mes lèvres. Elle est toujours aussi ravissante, toujours aussi belle... Ma Sarah... J’entrouvre la bouche, mais aucun son n’en sort. Beaucoup trop d’émotions me submergent sans que je ne puisse faire quoi que ce soit. J’aimerais tellement la prendre dans mes bras, l’embrasser, lui susurrer à quel point je l’aime et à quel point elle a pû me manquer.. Mais au lieu de ça, je finis par enfin formuler un mot à peu près correct.  « Bonsoir... » Autant commencer par ça..  Mes jambes aussi, se mettent à trembler et je prends appui sur le pas de la porte pour ne pas m’effondrer.  « Je... Est-ce que ... » Mon regard croise le sien et j’ai l’impression d’être totalement figé, pétrifié. Je ne pensais pas perdre autant mes moyens. « Surprise ... » J'avale difficilement ma salive avant d'ajouter : « Comment tu vas ?»
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MessageSujet: Re: (#294) Edmund & Sarah | Who do you think you are ?   Dim 22 Juin - 19:53

Who do you think you are ?

Edmund & Sarah
Elle avait passé un an à se demander ce qui lui était arrivé, à imaginer multiples possibilités toutes plus invraisemblables les unes que les autres. La plus logique cependant restait qu’il avait trouvé quelqu’un d’autre et qu’il avait décidé de l’abandonner, elle, en ne lui laissant qu’une lettre, sans avoir le courage de lui dire en face qu’il la quittait pour une autre. A force d’y penser, Sarah avait fini par s’en persuader, et avait dès lors commencé à imaginer cette femme, se brisant le cœur toute seule. Elle n’avait aucune certitude, absolument aucune. Personne n’avait eu de ses nouvelles, personne ne l’avait vu, c’était comme s’il avait subitement disparu de la surface de la Terre. Elle l’avait appelé pourtant, elle l’avait appelé des milliers de fois, mais la seule réponse qu’elle obtenait, c’était son répondeur. Elle le connaissait par cœur à présent, de ses mots jusqu’à l’intonation de sa voix, en passant par le bruit en arrière-plan qui laissait penser qu’il l’avait enregistré en pleine rue. Elle le maudissait tellement ce bruit de klaxon, et ce passant qui hurlait derrière, elle le haïssait tellement lui, avec sa voix légèrement pressée, mais amicale, malgré tout, qui promettait qu’il rappellerait alors qu’il ne l’avait jamais fait.  

Plus d’un an sans lui, c’était tellement long. Une année entière à s’accrocher à l’idée qu’il reviendrait alors que personne n’y croyait, à désespérer à mesure que le temps passait. Finalement, après tout ce temps, elle s’était enfin décidée à mettre un terme à cette attente. Elle jetait ses affaires restante, sa lettre avec, la lisant une énième et dernière fois, aspergeant la chambre de son parfum pour ne plus sentir sa présence. Peut-être qu’elle devrait déménager. Cet endroit lui rappelait trop de souvenirs, elle le voyait partout et ça lui faisait mal. Au début, elle avait même cru le voir réellement, qu’il était bel et bien là, avant de se rendre compte que ce n’était qu’une illusion parmi tant d’autres. Souffrir autant pour un homme qui l’avait abandonnée, ça ne valait sans doute pas la peine… Elle composa une dernière fois son numéro pour tomber encore sur sa messagerie, pleurant à son écoute avant de raccrocher pour lui dire adieu et supprimer son numéro. Il n’était pas là, il ne reviendrait pas, cette fois c’était terminé. Elle avait fait le ménage, balayant sa vie avec lui au passage, oubliant cependant de retirer sa bague de fiançailles, peut-être parce qu’inconsciemment elle n’avait pas envie de le laisser partir.

Elle descendait, essuyant ses larmes par la même occasion, prête à essayer de se détendre, lorsque quelqu’un sonna à la porte. Qui ça pouvait bien être ? Ces derniers temps, quelques personnes se déplaçaient jusque chez elle pour vérifier qu’elle aille bien, s’attendant peut-être à ce qu’elle se pende, après tout, tout était possible. Elle soupira d’exaspération, s’attendant à recevoir encore mille conseils sur comment survivre après une rupture, comment reprendre sa vie en main, tout ce qu’elle n’avait pas envie d’entendre à vrai dire. Elle ouvrit la porte, tâchant de cacher son nez rougi et ses yeux humides, et se retrouva nez à nez avec celui qui l’avait abandonnée. Qu’est-ce qu’il faisait là ? Est-ce qu’elle rêvait encore ? Est-ce que c’était une illusion, qu’elle pensait le voir sans que ce soit réel ? Pourtant non, c’est bien lui, il n’avait pas tellement changé, et son cœur battait toujours aussi vite pour lui. Qu’est-ce qu’elle devait faire à présent ? Elle ne savait plus comment agir. Rire ou pleurer ? Le frapper ou l’embrasser ? Le rejeter ou le faire entrer ? Elle était totalement perdue. Est-ce qu’il cherchait à enfoncer le clou en revenant comme ça, sourire aux lèvres en la regardant ? Ils restèrent muets un moment, se fixant l’un l’autre sans dire un mot, puis finalement, il prit la parole. « Bonsoir... » Au son de sa voix, son cœur bondit. C’était bien lui, elle ne rêvait pas. C’était tout ce qu’il trouvait à dire ? Elle se pinça les lèvres, soudain énervée, mais ne répondit rien. Elle attendait des explications, n’importe quoi qui lui ferait comprendre la raison de sa venue ici.

Elle tenait la porte, la serrant comme pour ne pas tomber, attendant qu’il parle à nouveau pour savoir comment agir. « Je... Est-ce que ... » Elle fronça les sourcils et se fit sévère en croisant son regard. Que pensait-il donc ? Elle tremblait. « Surprise ... » Il se moquait d’elle ? Elle entrouvrit la bouche, presque choquée par ce mot. Surprise ? Oui c’en était une ! Elle ne le laisserait pas entrer si facilement. Elle était presque à bout. « Comment tu vas ? » Cette fois c’en était trop. Qu’est-ce qu’il espérait à la fin ? Elle éclata, laissant sa main s’écraser sur la joue de celui qu’elle avait tant aimé. « Ca fait plus d’un an que je suis sans nouvelle, et c’est tout ce que tu trouves à dire ?! Comment je vais ?! A merveille voyons ! Je ne me suis jamais portée aussi bien, abruti ! » Elle criait, libérant enfin tout le stress, toute la colère accumulés. « Et toi alors, tu viens te pavaner ?! Tu viens me montrer à quel point ta vie est parfaite maintenant ?! Ou peut-être que cette pétasse t’a mis à la porte et c’est pour ça que t’es là ?! » Elle était presque sûre que c’était ça. Cette femme l’avait jeté, alors il revenait vers elle pour ne pas être seul. Elle martelait son torse de ses poings, faibles pourtant, quelques larmes s’échappant de ses yeux malgré elle. « Au moment où je m’étais enfin débarrassée de toi, juste à ce moment précis, tu reviens comme une fleur ! » Au fond elle aurait tellement voulu le prendre dans ses bras, lui dire à quel point il lui avait manqué, mais elle n’avait plus confiance. Et si le lendemain elle se réveillait de nouveau seule et abandonnée ? Il était hors de question de se faire avoir si facilement.

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MessageSujet: Re: (#294) Edmund & Sarah | Who do you think you are ?   Mer 2 Juil - 11:36

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Edmund & Sarah

Est-ce vraiment une bonne idée que de revenir comme ça ? Du jour au lendemain alors qu'on a disparu pendant plus d'un an ? Je soupire, fermant quelques secondes les yeux. J'aurais peut-être du lui envoyer une lettre ? Ou l'appeler ? Non... Je n'aurais jamais eu le courage de prononcer le moindre mot au téléphone. Il m'est arrivé de l'appeler lorsque j'étais encore en plein traitement, mais je n'ai jamais eu la force de lui parler. C'était avec un numéro inconnu, j'avais jeté mon téléphone en partant. Donc je disais, il m'arrivait de composer son numéro, une sonnerie, deux sonneries puis elle répondait. Un fin sourire étirait mes lèvres lorsqu'elle demandait de qui il s'agissait. J'avais juste besoin d'entendre sa voix, je n'avais certes pas le courage de lui répondre mais l'entendre... Sa voix était comme une douce mélodie qui me berçait. Je me la remémorais tard le soir, quand je n'arrivais pas à dormir, quand je repensais à tout ce qu'on avait vécu. La façon quelque peu absurde dont on s'est rencontré, comment elle m'avait tapé dans l’œil au premier regard... Je me souviens de tout, même de notre premier baiser échangé, quand je l'ai invité au restaurant pour la première fois et que ça avait fini en total fiasco. Je me souviens de chaque seconde passée avec elle, du moindre détail, de chaque trait de son visage. Je me souviens même de cette fameuse soirée, où j'avais fait une crise de jalousie et où pour la première fois, j'avais senti comme des papillons s'envoler dans mon ventre lorsqu'elle m'avait brusquement embrassé. C'était le bon vieux temps ; des perles de larmes pointaient dans mes yeux lorsque j'y repensais. Je me souviens aussi lorsque j'ai posé un genou à terre alors qu'elle était plus que surprise, la voir s'évanouir ne m'aurait pas étonné... Pourtant, je ne lui ai pas laissé le temps d'en placer une que je lui avait offert la plus belle déclaration de toute ma vie. C'était la première fois que je parlais de la sorte à une femme d'ailleurs et alors qu'elle était toujours aussi étonnée, je soulevais alors la cloche qui recouvrait l'assiette du dessert pour laisser apparaître une petite boîte que j'ouvris aussitôt, le genou à terre, pour lui demander de m'épouser. Je lui avais promis amour et bonheur, c'est tout le contraire qui s'est produit, puisque je suis parti, la laissant seul avec nos souvenirs comme bagage.

Pourtant, aujourd'hui, je suis enfin de retour. De retour et incapable de taper à sa porte pour la voir. J'appréhende sa réaction, j'ai peur aussi. La connaissant suffisamment, je sais par avance qu'elle ne veut sans doute plus me voir. Mais... Et si elle avait refait sa vie ? Si elle avait un nouveau fiancé ? Un nouveau mari ? Elle était peut-être enceinte ? Une rage s'empara alors de moi, je décidais de mettre fin à cette torture morale, je me décide enfin à montrer ma présence en tapant. J'ai envie de prendre mes jambes à mon cou et de disparaître. Ne plus jamais revenir et ne pas avoir à l'affronter. Je sais que je suis incapable, puisque cette année sans elle a été une réelle torture. Chaque soir je priais pour pouvoir retourner auprès d'elle et à présent que j'y étais enfin, je manquais cruellement de courage. Lorsque la porte s'ouvrit enfin, mon cœur se mit à battre tellement fort que j'ai eu l'impression qu'il voulait s'échapper de ma poitrine. Elle était là, devant moi et elle n'avait pas du tout changer. Enfin si, elle était encore plus belle que d'habitude. Une année entière s'était écoulée depuis notre dernière rencontre et je voulais juste la prendre dans mes bras, la serrer fort et lui murmurer à quel point je l'aime, à quel point je m'en veux d'être partit. Je voudrais la rassurer, lui dire que je suis là à présent et que je ne repartirais plus jamais. Mais au lieu de tout cela... Je lui dis un simple bonsoir. Simple, clair et efficace. Je ne savais pas quoi dire de plus, ni comment l'aborder. Je me voyais mal lui dire 'hey salut, me voilà de retour, tu m'a manqué, je suis toujours fou de toi, alors on peut reprendre là où on s'est arrêté ?' Non... Je ne pouvais définitivement pas. « Ca fait plus d’un an que je suis sans nouvelle, et c’est tout ce que tu trouves à dire ?! Comment je vais ?! A merveille voyons ! Je ne me suis jamais portée aussi bien, abruti ! » Elle n'avait pas tord. J'encaissais donc, sans nullement trouver le courage pour lui répondre. Elle semblait déterminée à vider son sac donc le moindre mot de ma part ne sera sans doute pas le bienvenu. Elle avait raison, j'étais un abruti fini. « Et toi alors, tu viens te pavaner ?! Tu viens me montrer à quel point ta vie est parfaite maintenant ?! Ou peut-être que cette pétasse t’a mis à la porte et c’est pour ça que t’es là ?! » Quoi... ? Je fronce les sourcils. « Pardon ? De quoi tu parles ? » Une autre femme ? J'avais … une autre femme ? Se rendait-elle compte de la gravité des mots qu'elle employait ? J’eus soudainement envie de rire... Une autre femme, elle a dit. Il n'y avait qu'elle. Uniquement elle. Ma Sarah, ma princesse, mon trésor. « Au moment où je m’étais enfin débarrassée de toi, juste à ce moment précis, tu reviens comme une fleur ! » Ce fut les mots de trop.

Mon cœur cognait toujours aussi fort contre ma poitrine alors que j'arrivais pas à trouver les mots juste, ceux qui auraient atténué sa douleur. Je ne sais pas ce que je fais... Je m'avance vers elle et vais la serrer dans mes bras. Je l'imagine déjà me repousser ou même me gifler, mais je m'en fiche. J'en ai besoin. J'enfouis ma tête dans son cou, respirant son odeur. Elle n'a pas la moindre idée du cauchemar que je venais de traverser. Je la serre alors fort fort fort dans mes bras. Je m'accroche à elle comme on s'accroche à la vie et c'est ce qu'elle est, elle est ma vie toute entière. « Tu m'as manqué. » Les seuls mots qui arrivèrent à traverser la barrière de ma bouche. Ils ont été prononcé avec une voix inaudible, elle est capable de ne pas m'avoir entendu. Mais j'avais besoin de le dire, comme j'ai besoin de la garder dans mes bras, pour l’éternité. Je ne pense qu'à ça depuis que le médecin m'a dit que je pouvais rentrer, la voir, la serrer dans mes bras, l'embrasser... Mais la réalité revient bien vite et je me sens dans l'obligation de reculer. « Excuse-moi... Mais j'en avais besoin. » Je prends une grande inspiration. Ce simple contact me fit me sentir un petit peu mieux. « Je suis désolé de débarquer comme ça aussi, mais je n'ai pas tellement le choix. » Je secoue la tête. Elle n'aura aucune explication, pas ce soir du moins. Je fais encore quelques pas, c'est fou à quel point elle m'a manqué... « Et je peux savoir de quelle femme tu parlais ? Tu penses que je t'ai quitté pour une autre femme ? Sérieusement, Sarah... » Je secoue la tête alors que pour la première fois, l'ombre d'un sourire apparaît sur mes lèvres. Une autre femme, elle est bien bonne celle-là !   
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MessageSujet: Re: (#294) Edmund & Sarah | Who do you think you are ?   Mer 9 Juil - 6:03

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En ouvrant la porte, elle n’aurait jamais pensé voir son fiancé apparaître devant elle. Devait-elle encore l’appeler ainsi après tout ce temps ? Elle ne pensait même plus le revoir un jour. Elle qui était enfin prête à tirer un trait sur leur histoire, sur lui, sur toute cette peine, voilà qu’il revenait comme une fleur après avoir passé un an sans donner de nouvelle. Qu’avait-il bien pu faire ? Avait-il rejoint une autre femme pour la quitter ensuite comme il l’avait fait avec elle ? Un an chez l’une, un an chez l’autre ? Il en était hors de question. Sarah était fin prête à l’oublier cette fois, il le fallait, pour sa propre survie. Elle avait regroupé toutes ses vieilles affaires laissées à l’abandon et d’apprêtait à jeter tous les restes de leur vie à deux, quitte à déménager également. Cette maison était remplie de leur souvenir, elle n’arrivait plus à supporter. Elle avait toujours sa bague autour du doigt, par réflexe, par habitude, peut-être parce qu’au fond elle espérait encore naïvement. Elle n’avait même pas fait attention.

Il croyait peut-être qu’un simple ‘bonsoir’ l’autoriserait à franchir le seuil de la porte comme avant, qu’il serait accueilli à bras ouverts par celle qu’il avait abandonnée ? Il ne fallut pas longtemps à Sarah pour riposter, ironique en disant qu’elle allait merveilleusement bien. Comment elle allait ? Elle était dévastée, à se demander si elle pourrait un jour être heureuse. Depuis son départ, elle avait l’impression de n’avoir fait que pleurer sans cesse. Il n’était plus le bienvenu ici. Elle lui demanda alors ce qu’il faisait là, avançant l’hypothèse qu’elle imaginait depuis plus d’un an, celle qu’il avait trouvé quelqu’un d’autre et qu’à présent, il revenait pour ne pas être seul. « Pardon ? De quoi tu parles ? » Il jouait les ignorants et ça la répugnait. « Tu sais très bien de quoi je parle. » Elle était persuadée d’avoir raison, ne trouvant que ça pour justifier son départ précipité et son manque d’explication. Il avait simplement été trop lâche pour le lui avouer, voilà tout. Elle se mit à marteler le torse d’Edmund, pleurant et criant qu’au moment où elle s’était débarrassée de lui, il revenait. Elle aurait presque souhaité qu’il ne rentre jamais, au moins, elle aurait simplement eu à oublier, et se reconstruire avec quelqu’un d’autre. A présent, elle ne pouvait même plus fuir.

Sans qu’elle ne s’y attende, il franchit la distance qui les séparait et la prit dans ses bras. Elle fut bien trop surprise pour réagir. Il la serrait fort, tellement qu’elle avait même du mal à respirer. Ou peut-être était-ce parce que son cœur battait trop fort ? « Tu m'as manqué. » Il avait parlé si bas qu’elle avait eu peine à l’entendre. Est-ce qu’elle devait le croire ? Oublier cette année et tout reprendre à zéro ? Non, c’était trop facile. Beaucoup trop simple. Elle reprit finalement conscience et s’efforça de le rejeter, le poussant presque trop violemment, les larmes encore plein les yeux. « C’est trop facile ! Tu penses que tu peux revenir comme ça après un an sans réponse de ta part ?! J’étais enfin prête à tourner la page ! » C’était en tout cas ce qu’elle s’efforçait de croire du moins. Tourner la page, est-ce que ce serait possible ? Avec lui elle avait été persuadée de vivre le grand amour, elle aurait bien du mal à ressentir ça à nouveau. « Excuse-moi... Mais j'en avais besoin. » Elle se mit à rire, nerveusement, presque rendue folle. « Et moi, j’avais pas besoin de toi peut-être ?! C’est trop tard maintenant ! Tu arrives sans prévenir comme si ce n'était rien et tu crois que je vais t'accueillir avec le sourire ?! » Elle n’arrivait plus à savoir ce qui était le pire. Qu’il soit parti, ou qu’il ne lui en ait pas donné la raison ?

« Je suis désolé de débarquer comme ça aussi, mais je n'ai pas tellement le choix. » Qu’est-ce qu’il voulait dire par là ? Il ne lui donnerait donc jamais d’explication ? Elle resta muette, l’observant, l’écoutant parler, tentant d’essuyer ses larmes pour demeurer forte. Il s’approcha encore, et elle recula. Elle ne voulait pas l’avoir trop près, de peur de craquer. Elle ne voulait plus retomber dans son piège. « Et je peux savoir de quelle femme tu parlais ? Tu penses que je t'ai quitté pour une autre femme ? Sérieusement, Sarah... » Il secoua la tête en esquissant un sourire, comme si cette idée était totalement absurde. Elle fronça les sourcils, déboussolée. « Quoi ? Tu n’as rien dit en partant, tu as été trop lâche pour m’en parler en face, ce n’est pas si idiot de croire que tu as trouvé quelqu’un d’autre. Alors, sois courageux au moins une fois, et dis-moi que c’est parce que tu l’aimais plus que moi. » Elle avait passé tellement de temps à penser ça qu’elle était incapable de changer d’opinion. Il pourrait bien lui dire que c’était faux, elle en resterait convaincue.

« Je ne te laisserai pas entrer. C’est beaucoup trop facile de débarquer sans prévenir au bout d’un an, de dire que je t’ai manqué en me prenant dans tes bras. Je ne sais même plus si je dois te croire ou pas. » Elle avait retrouvé un semblant de calme, un masque qui cachait à quel point elle était détruite à présent. « Si je te laisse franchir cette porte, qu’est-ce qui m’assure que tu seras là demain ? Comment je peux savoir que tu ne me feras pas le coup une deuxième fois. Tu as failli me tuer une première fois, je ne survivrais pas à un deuxième départ sans explication. » Elle avait bien failli ne jamais se relever, il était hors de question qu’elle ressente encore ça. Elle ne pourrait pas supporter qu’il la quitte à nouveau si brutalement.

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MessageSujet: Re: (#294) Edmund & Sarah | Who do you think you are ?   Sam 19 Juil - 13:25

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Edmund & Sarah

J'aurais jamais pensé avoir autant de culot un jour. Débarquer chez elle comme si de rien n'était après un an d’absence... Wow ! Et pourtant, je l'ai fait. J'ai réussis à battre la maladie, je me suis battu pour en sortir vainqueur et aujourd'hui, me voilà enfin. Je refuse de la perdre, c'est catégorique. Sarah est et restera pour toujours la femme de ma vie. Celle qui sait me consoler, qui sait être la pour moi même quand je pense ne pas en avoir besoin. C'est la seule qui arrive à trouver les mots justes pour me calmer. Parfois, je remets mes choix en doutes, je me pose des questions, je me demande ce qui serait passé si je l'avais tenu au courant, si je lui avais dit la vérité... Elle ne aurait pleuré durant des jours, durant des mois sûrement. Serait-elle venue avec moi pour mon traitement ? Aurait-elle accepté ? Je n'aurais pas supporté voir ses magnifiques yeux marrons envahis par la tristesse, de la peine ou même de la pitié à mon égard. Au fond, je pense que 'était cela. Je préférais partir comme le pire des lâches que de voir de la pitié dans ses yeux. C'est pour cela que je préfère me convaincre que j'ai fait les bons choix, que j'ai pris les bonnes décisions. Pourtant, aujourd'hui, ce soir, en face d'elle, je ne sais plus où j'en suis.

Évidemment, je m'attendais clairement à ce qu'elle me rejette. Même si je l'avoue, une petite partie de moi, aussi minuscule soit-elle espérait profondément qu'elle se jette dans mes bras, qu'elle m'embrasse, qu'elle me câline et qu'elle me murmure ses je t'aime qui me font fondre. J'aurais voulu l'entendre dire qu'elle me pardonne, qu'à présent que je suis là, on va pouvoir oublier cette année et reprendre là où on s'était arrêté. « Tu sais très bien de quoi je parle. » Non, pas vraiment. Je n'avais aucune idée de quoi elle parlait. Aucune. Elle pense réellement que c'était une année d'amusement pour moi ? Que je prenais mon pied alors qu'elle souffrait ? Si elle arrivait vraiment à avoir ce genre de pensées, je serais extrêmement déçu. Non seulement elle me ferait passer pour l’égoïste que je ne suis pas mais en plus... Ça été la pire année de toute ma vie. J'en ai vu de toutes les couleurs. Déjà, j'ai connu la solitude et le fait de ne pas l'avoir avec moi. Elle était ma boule d'oxygène qui me tenait en vie. D'autant plus que les traitement étaient réellement lourds, insupportables parfois ; je ne compte plus le nombre de fois où je voulais tout laisser tomber. Puis, je regardais une photo de nous deux et je changeais d'avis, me rappelant la personne pour laquelle je me battais et ça me motivait.

Je baissais la tête pour la relever cinq secondes plus tard et lorsque nos regards se sont croisés... Je ne pus m'empêcher de faire les deux pas qui nous séparaient pour la serrer dans mes bras. J'en avais envie depuis trop longtemps, j'en rêvais même. J'enfouis ma tête dans son cou, respirant son odeur. Ça me fait réellement du bien, j'ai l'impression de recoller les morceaux, de revivre enfin. « C’est trop facile ! Tu penses que tu peux revenir comme ça après un an sans réponse de ta part ?! J’étais enfin prête à tourner la page ! » Je prends une inspiration. Elle n'avais pas tord. Je me recule alors, glissant mes mains dans mes poches. Je n'avais rien à dire pour me défendre, elle avait raison de m'en vouloir après tout, j'étais le méchant de l'histoire. Je m'excuse alors et son rire me déchire littéralement. Savoir qu'elle avait besoin alors que je n'étais pas là m'enfonce d'avantage. Ses paroles sont remplies non pas de haine mais de tristesse et à chaque mois qui sort de sa bouche, je comprends à quel point j'ai pu la laisser. J'ai envie de me frapper, je m'en veux tellement de lui avoir fait subir tout ça. Mais avais-je réellement le choix ?

« Quoi ? Tu n’as rien dit en partant, tu as été trop lâche pour m’en parler en face, ce n’est pas si idiot de croire que tu as trouvé quelqu’un d’autre. Alors, sois courageux au moins une fois, et dis-moi que c’est parce que tu l’aimais plus que moi. » J'hallucine ? Oui, je suis entrain d'halluciner. Comment peut-elle ne serait-ce qu'imaginer que j'ai pu renoncer à elle pour une autre femme ? C'est du délire... Avait-elle si peu confiance en elle ? En moi ? En notre couple ? En tout ce que nous avions vécu ? En toutes mes paroles ? En tout mon amour pour elle ? Indigné, j'entrouvre la bouche pour riposter, mais elle ne m'en laisse pas l'occasion, enchaînant de suite sur une autre réplique. « Je ne te laisserai pas entrer. C’est beaucoup trop facile de débarquer sans prévenir au bout d’un an, de dire que je t’ai manqué en me prenant dans tes bras. Je ne sais même plus si je dois te croire ou pas. » Je me mords la joue. Prends toi ça dans la gueule O'Connor, c'est bien fait pour toi. N'empêche, elle a raison, c'est beaucoup trop facile et bien qu'elle soit la fille la plus gentille que je connaisse, elle ne pourra pas me pardonner aussi facilement. « Si je te laisse franchir cette porte, qu’est-ce qui m’assure que tu seras là demain ? Comment je peux savoir que tu ne me feras pas le coup une deuxième fois. Tu as failli me tuer une première fois, je ne survivrais pas à un deuxième départ sans explication. »  Et maintenant ? Je l'embrasse avant de m'éclipser ? Je laisse tomber ? Non, pas aussi facilement.. J'ai failli la tuer. Je ferme les yeux, serrant assez fort mon poing. J'ai failli la tuer. Non, ça ne peut pas continuer de la sorte, je... J'ai failli la tuer. Je me sens bouillir de l'intérieur, je en sais pas ce que je m'apprête à faire mais ça ne sent pas bon du tout !

« SERIEUSEMENT ? TU NE VOIS VRAIMENT PAS QUE J'AI FAIT TOUT CA POUR TOI ? » Je fini par exploser, c'était malheureusement inévitable. J'élève la voix sans même m'en rendre compte, me laissant emporté par la colère. Depuis le début, je m'en prends pleins la gueule, je me laisse descendre sans riposter, la laissant vider son cœur pour essayer de la reconquérir. Mais est-ce que je mérite vraiment tout ça ?! Est-ce que je mérite d'être traité de la sorte. Oui, je l'ai laissé tombé, oui je me suis comporté comme un lâche mais pourquoi hein ? POURQUOI ? Pour qu'elle n'ait pas à souffrir. « J'ai voulu te protéger, c'est trop compliqué à comprendre ?! » Mon ton est très sec. Il m'a fallu une demi-seconde pour devenir un autre Edmund et me reprendre en main. C'en était trop, je ne pouvais définitivement pas la laisser me pourrir de la sorte. Surtout que j'avais certes mes tords, mais j'avais aussi mes raisons ! Et si elle savait... Non, elle ne doit pas savoir. Je passe pour le méchant de l'histoire, mais je pense n'avoir rien fait de mal, au final.. « Excuse-moi... » Je souffle alors, je n'aurais pas dû me laisser emporter. Puis, concernant cette autre femme imaginaire qu'elle m'a inventé aussi... Je vais devenir dingue.

« Écoutes, il n'y a que toi, il n'y a eut et il n'y aura que toi. » J'essaye de la rassurer, je plante mon regard dans le sien, histoire qu'elle comprenne la sincérité de mes mots. Je ne voulais pas de tout ça moi, je ne voulais pas la faire souffrir, je ne voulais pas lui faire du mal, je voulais juste … l'épargner. « T'as le droit de ne pas me croire, t'as le droit de ne plus me faire confiance, c'est tout à fait normal. Mais sache que tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour toi. » J'espère vraiment qu'elle cessera de m'en vouloir un jour. J'ai fini par comprendre que ce n'était certainement pas ce soir que j'allais me faire pardonner. Cependant, j'étais prêt à tout pour qu'on passe au-dessus de ça. Je continue à croire que ce n'est qu'une mauvaise passe à traverser et que d'ici quelques temps, tout redeviendra comme avant. Il suffit d'y croire... Je refuse de penser que je l'ai définitivement perdu, Sarah est mienne et elle le sera pour toujours. «  Je ne peux rien te dire de plus, c'est mieux comme ça, de toute manière. » Je dis plus pour moi-même que pour elle. Je ne veux pas qu'elle sache, je ne veux pas de sa pitié. « Mais je ne repartirais plus. Je resterais pour toujours là et auprès de toi. Je reviendrais demain sonner à ta porte, après demain aussi et tous les jours qui suivront pour te montrer que j'ai l'intention de rester ; et que je veux être avec toi. » Je dis ça avec toute la détermination du monde et c'est réellement ce que j'ai l'intention de faire. Venir tous les jours lui montrer que je suis là et que je ne repartirais plus. Je saurais être patient, je saurais me retenir et accepter tout ce qu'elle me dira, tout ce qu'elle me demandera. Mais je veux tellement la retrouver...

« Je suis désolé de t'avoir fait subir tout ça. Désolé d'être partit, de ne pas t'avoir prévenu, de ne pas t'avoir donné d'explications... Je suis désolé de t'avoir autant fait souffrir. » Une nouvelle fois, je fais les quelques pas qui nous séparent pour me retrouver à quelques centimètres d'elle. Je prends une inspiration... Et maintenant ? Je penche mon visage, allant déposer mes lèvres sur sa joue avant de lui murmurer « Bonne nuit. » Je n'avais définitivement plus assez de volonté ou de courage pour ce soir. Alors, sans plus attendre, je tourne les talons prêt à partir.   
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